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C’est l’une des actions mises sur pied par le Gouvernement pour lutter contre la cybercriminalité grandissante.

Invitée à la conférence des Gouverneurs des régions qui s’est ouverte à Yaoundé mardi, la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, leur a présenté ce 25 juillet 2017 un exposé sur les défis qui se posent aujourd’hui aux États souverains pour la protection de leur cyberespace national.

Pour limiter tous ces dégâts de la cybercriminalité, Minette Libom Li Likeng a fait savoir que le Cameroun a pris quelques mesures de prévention. En plus du cadre réglementaire et institutionnel mis sur pied, des actions précises ont été menées.

 Minette Libom Li Likeng cite la mise en place de deux laboratoires de cybersécurité à la Direction de la police judiciaire de la Délégation générale à la sûreté nationale et à l’École nationale supérieure polytechnique, chargés de l’investigation numérique; la mise en place des réseaux de surveillance et de vidéosurveillance du territoire camerounais au sein des administrations compétentes chargées de la sécurité publique; une campagne d’identification des abonnés des réseaux téléphoniques commencée en 2016, mais qui sera renforcée dans les prochains mois, par la mise en place d’une plateforme numérique d’identification des abonnés et de monitoring du trafic des communications électroniques.

Grâce à cette plateforme, apprend-on, le gouvernement disposera d’un outil lui permettant de maîtriser l’identité de tous les utilisateurs des réseaux téléphoniques et ainsi, de lutter efficacement contre la cybercriminalité.

Autre action réalisée, la veille sécuritaire avec notamment, le monitoring en temps réel des infrastructures sensibles, l’émission de bulletins et d’alertes de sécurité, l’élaboration des référentiels de sécurité, l’audit des systèmes d’information des administrations publiques ou encore la sensibilisation et la formation de tous aux bonnes pratiques sécuritaires, entre autres.

Mais, ces actions ne sont pas suffisantes, car la ministre reconnaît qu’il faut renforcer l’efficacité du Cyber Incidence Response Team (CIRT) de l’ANTIC, afin de disposer d’une structure efficace en matière de réponse d’urgence aux incidents de sécurité de l’information ou encore développer les  contenus locaux et promouvoir l’usage .

L’action du gouvernement en matière de lutte contre la cybercriminalité vise, d’après la ministre, à limiter l’intensité et l’ampleur des dégâts induits, à se prémunir contre les menaces potentielles par des mesures de protection et de prévention appropriées et à pouvoir réagir aux incidents au travers de mesures permettant d’assurer la gestion de la crise, la continuité, la reprise des activités ou encore des poursuites pénales si nécessaire.