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Selon des sources, ceux-ci le font par peur des représailles et d’intimidations.

C’est une information que rapporte le quotidien Le Jour édition du 13 décembre 2016. Par peur de représailles et d’intimidation, les Camerounais qui ne sont pas originaires de la Région du Nord-Ouest préfèrent débarrasser le plancher. Le quotidien écrit à ce propos: «des parents d’élèves de la ville de Buéa, dans le Sud-Ouest, nous ont appris hier que les pensionnaires de certains établissements scolaires et universitaires de la région ont rejoint leurs familles durant ce week-end. Sur recommandation des autorités scolaires ou par crainte de l’incertitude des lendemains ?». Le journal souligne que des renforts restent toutefois attendus dans ce sens-là.

Un parent d’élève rencontré ici à Yaoundé dans la Région du Centre déclare que «ma fille est effectivement avec moi à Yaoundé. On leur a demandé de rentrer attendre que le calme revienne». Le journal fait une note d’humour sur les heures chaudes qu’a vécues Philemon Yang le Premier Ministre (PM) et sa délégation vendredi dernier à Bamenda. Le Jour dit que si le PM a «éprouvé un soulagement» en quittant cette Région, une frange de la population par contre ne se sent plus du tout en sécurité.

Des Camerounais vivant habituellement dans la Région du Nord-Ouest et qui ont choisi momentanément de débarrasser le plancher tant bien que mal essaient de cacher leurs réelles motivations: «Nous avons des problèmes et au lieu de nous aider à en sortir, des gens font la bravade à partir des plateaux de télévision. C’est bien que ce genre de situation se produise pour qu’ils sachent que ce n’est pas facile de vivre chez eux», déclare un agent du ministère des Finances. Ce dernier fait partie des Camerounais qui ont voyagé pour se mettre à l’abri auprès de leurs familles.

Pour ce qui est des revendications des syndicalistes enseignants, on note que ceux-ci ont divisé la communauté des enseignants. «Je ne suis pas sûr que nous allons continuer à travailler comme avant avec des gens qui nous ont montré leur vrai visage», confesse l’un d’eux.