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Interpellées par des membres d’un comité de vigilance, elles sont soupçonnées d’appartenir à Boko Haram.

L’information est contenue dans les colonnes de L’Œil du Sahel en kiosque le 12 décembre 2016. Le journal renseigne que trois femmes se sont infiltrées le 6 décembre dernier dans le canton Memé situé dans l’Arrondissement de Mora, dans le Mayo-Sava, dans la Région de l’Extrême-Nord. 

«Elles sont arrivées à bord d’une moto conduite par un certain Sanda, membre des comités de vigilance de Kolofata. Parmi les trois femmes, deux sont des Nigérianes sans papiers. La nommée Yagana, qui est détentrice d’une pièce d’identité a été reconnue par un déplacé installé à Memé depuis deux ans. Ce commerçant venu de Banki avait échappé de justesse à la mort lors d’une attaque de Boko Haram.

Dans la bande des tueurs se trouvait un certain Bana, le mari de Yagana. Son bourreau avait menacé de le tuer s’il le dénonçait. Se sentant en danger, celui-ci avait préféré quitter son Banki natal pour se réfugier à Memé. Malgré les deux ans passés dans cette localité, il n’a pas oublié le visage de la femme de son bourreau. C’est donc lui qui a alerté le comité de vigilance de la présence suspecte de Yagana à Memé», rapporte notre confrère.

Cette dernière sera donc appréhendée. Hassana, membre du comité de vigilance de Memé, raconte qu’«elle nous a dit qu’elle est venue rendre visite à son père, un déplacé qui vit ici depuis près de deux ans. Elle nous a aussi dit que les deux autres femmes sont des sœurs de son père. Mais, après vérification, elle a menti. Son père ne veut pas d’elle parce que son mari est entré dans Boko Haram. On se demande comment cette femme est arrivée à Memé avec des femmes qui n’ont aucune pièce d’identité».