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Les responsables de la Confédération Syndicales des Travailleurs du Cameroun (CSTC), du Syndicat des Délégués et Commerciaux Distributeurs des Produits de Télécommunication au Cameroun (Sydecdiprotec), et de l'Association Douze Millions de Consommateurs (ADMC) ont signé une déclaration conjointe pour dénoncer ce qu’ils appellent «système d’esclavage et d’indigénat moderne avec statut corvéable à souhait», nous dit le Quotidien Le Messager du 8 avril 2016.

Ils regrettent également le manque de considération des opérateurs de téléphonie mobile. Ces derniers «s’entêtent à ne leur reconnaitre aucune utilité, aucun lien contractuel et aucune lisibilité de leur action; il a été pris acte du mépris, du dilatoire de l’apartheid et autres formes d’usure, de violation des droits humains et de violences physiques et morales de la part des opérateurs et de leurs partenaires voulant maintenir les livreurs et les call-boxeurs dans un système d’esclavage et d’indigénat moderne», peut-on lire.

Ils ont donné un délais d’une semaine aux opérateurs de téléphonie mobile pour leur rembourser le manque à gagner et les dommages provoqués par la diminution unilatérale de la remise à l'achat. Mais, les opérateurs paraissent sourds face à ces menaces. Pour MTN, «ce sont des revendeurs de crédit de communication qui s’approvisionnent auprès des distributeurs agrées, chez les opérateurs de téléphonie mobile et le revendent chez les «call-boxeurs». Ils sont donc des intermédiaires entre les grossistes et les détaillant. Ils achètent du crédit à des prix préférentiel chez les opérateurs et le revendent à des usagers y incluant leur marge bénéficiaire», peut-on lire dans la note explicative de MTN relative au problème.