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René Ze Nguelé qui avait créé la surprise en septembre 2011, lors du 3ème congrès ordinaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Au dernier jour du conclave, à l’ordre du jour la désignation du candidat du parti à l’élection présidentielle. Dans ce terroir la cause est acquise à Paul Biya. Grande surprise, René Ze Nguelé « l’une des figures emblématiques » précise le journal s’oppose à Biya en se portant lui aussi candidat pour la présidentielle. Comme le veut la démocratie, un vote se fait pour choisir celui qui représentera le parti. René Ze Nguelé ne récolte que sa voix. Paul Biya s’en sort avec 1134 votes moins une seule voix. « Je ne suis pas un vagabond politique et je ne crains pas les représailles », dira l’homme politique.

Adama Modi, Mutations le qualifie de « député frondeur sur la touche ». En défiant Cavaye Yéguié Djibril trois fois de suite en 2007, 2008 et 2009 pour l’élection du président de l’assemblée nationale (Pan), il aura transgressé les consignes du président national du parti des flammes. Le Pan au cours d’une réunion du parti à Maroua en 2013 se moquera de ce challenger infatigable. « Pourquoi tu es toujours agité Adama Modi ? Tu n’as jamais demandé la parole à l’assemblée nationale, Sauf pour dire que tu es candidat ». Réponse du député au Pan « vous nous dîtes qu’il faut soutenir le RDPC par des actions concrètes au profit des populations. Qu’avez-vous fait personnellement pour vos propres populations depuis près de 30 ans que vous êtes aux affaires ». On retient par la suite que celui qui a été président du Conseil d’administration de Cimencan ne sera pas investi en 2013 par le Rdpc pour les législatives de 2013. Pour des analystes cela a été la sanction disciplinaire infligée au député frondeur.

En déclarant sa candidature à la présidence de 2011 du Rdpc, Saint Eloi Bidoung aura commis « un crime de lèse-majesté ». Cet acte attirera sur lui la foudre des cadres du parti. En réponse à cela celui qui est par ailleurs opérateur économique, dira « l’acte de candidature à la présidence nationale du Rdpc constitue-t-il une faute ? L’élection du président du parti à huis clos ne constitue-t-elle pas une entrave aux valeurs démocratiques que prône le parti ? ». Mutations précise que comme sanction il avait écopé d’un blâme. Le motif dudit blâme était « indiscipline notoire et caractérisée ».

Le 8 juin 2011 lorsqu’il annonce sa candidature à la présidence nationale du parti au pouvoir, Tobie Ndi jette un caillou dans la mare. « Le président de la République Paul Biya qui est en même temps le président national du Rdpc, a des lourdes charges à la tête de l’Etat ; et je suis convaincu que ces lourdes charges ne lui ont pas donné de répit pour qu’il puisse se consacrer davantage au parti. Il est donc temps que le parti soit dirigé par ceux qui sont plus disponibles».

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