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C’est une autre affaire de primes dans les forces de sécurité camerounaises après la manifestation il y a quelques semaines des soldats revenus de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation de la paix en Centrafrique (Minusca). Cette fois, les hommes en tenue n’ont pas bloqué la circulation pour réclamer les frais d’une mission.

La colère dont il est question ici, est silencieuse, puisque les agents de la police concernés se contentent de ruminer leur mécontentement. En effet, Martin Mbarga Nguélé vient d’achever sa tournée d’installation des nouveaux responsables régionaux de la police. Au cours de son périple, le patron de la police camerounaise a annoncé l’octroi des primes aux chefs d’unités de la police. Plus précisément 150 000 francs pour les chefs et 100 000 francs pour les adjoints.

En traitant de cette actualité ce 5 octobre 2015, L’Œil du Sahel indique que: «l’initiative a vite tourné à la polémique. Semant davantage la confusion et la rancœur dans les rangs». Le journal étaye son affirmation par des témoignages de certains policiers dont les identités ne sont pas révélées

Un premier témoignage édifiant d’un commissaire en service à Maroua: «Après avoir émargé, j’ai demandé à prendre la part de mes adjoints, mais il m’a été opposé un refus catégorique. On m’a répondu que seuls les présents y avaient droit. Je me demande bien si le Délégué Général a donné de pareilles instructions. Est-ce que c’est parce que nous n’avions pas été à une réunion à laquelle nous n’étions même pas invité que nous n’avons pas droit à la prime? Sauf à comprendre que toute réunion avec le Dgsn donne droit à une prime, cette attitude est offensante pour nous».

Le problème identique se pose à Ngaoundéré. Un autre témoignage d’un officier en poste dans le chef-lieu de l’Adamaoua permet d’en mesurer l’ampleur. «Si c’est vraiment une prime aux responsables, le Dgsn a tous les moyens pour qu’elle nous parvienne dans nos unités respectives. Ceux qui travaillent dans les chefs-lieux des régions ne devraient pas être les seuls privilégiés. Je trouve cela injuste et triste. Ce sont des petites choses comme ça qui ternissent notre corps»,