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Le droit de poursuite contre Boko Haram ou encore la gestion des populations vivant encore à Bakassi, sont autant de sujets inscrits à l’ordre du jour de la rencontre avec Paul Biya. À la suite de cette visite, le président Nigérien, Mahamadou Issoufou est attendu au Cameroun.

Mais dans les états-majors où se prépare cette visite, il se murmure avec instance que la coopération militaire entre les deux pays frontaliers, engagés dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram, sera l’un des sujets majeurs de l’entretien entre Paul Biya et le successeur de Goodluck Jonathan. Avec en toile de fond le droit de poursuite entre les deux Etats. En effet, dans la lutte contre les enragés de Shekau Abubakar, la question du droit de poursuite entre le Cameroun et le Nigeria pose un réel problème depuis des années. Dès 2012 en effet, avec les premiers actes terroristes d’envergure commis par la nébuleuse au nord du Nigeria, les autorités de ce pays avaient saisi Yaoundé afin de pouvoir poursuivre les «fous d’Allah», qui souvent se repliaient en territoire camerounais après leurs forfaits. Selon nos sources, les forces de défense camerounaises avaient alors émis des réticences quant à l’intrusion de soldats voisins dans le septentrion.


Droit de poursuite.

Pourtant, en 2013, lorsque la secte islamiste commence à sévir au Cameroun, l’armée de Paul Biya ressent à son tour le besoin d’attaquer les bases de Boko Haram de l’autre côté de la frontière. Mais Godluck Jonathan refusera toute intervention étrangère à l’intérieur des frontières de son pays. Il se murmure, dans le sérail, que cette question du droit de poursuite aurait une fois de plus été posée par les autorités camerounaises lors du mini-sommet africain consacré à la sécurité au Nigeria, tenu le 17 mai 2014 à Paris. Les officiels nigérians avaient alors, une fois de plus, donné une fin de non recevoir à cette doléance. Depuis lors, les armées des deux pays sont incapables de coordonner leurs actions afin d’enrayer les exactions du groupe jihadiste. Selon des indiscrétions, les chefs d’Etat du Cameroun et du Nigeria entendent désormais engager des actions fortes, dont le droit de poursuite, pour anéantir les méfaits des islamistes de part et d’autre de leur longue frontière terrestre.

L’autre point prévu à l’ordre du jour, lors de la rencontre du 29 juillet, indiquent nos sources, est la gestion des populations nigérianes vivant dans la presqu’île de Bakassi. Pour nombre d’observateurs, Muhammadu Buhari aurait toujours été opposé à la rétrocession de la péninsule au Cameroun. Le général, une fois converti à la vie civile, avait estimé, apprend-on, que les autorités camerounaises ne devaient pas forcer ses quelque 250.000 compatriotes vivant dans la péninsule à quitter la zone ou à changer de nationalité. Il demandait la préservation de leurs cultures, langues et croyances ; leurs droits à poursuivre leurs activités agricoles et de pêche, à protéger leurs propriétés .

ensemble dit on l'union fait la force

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Tag(s) : #securite en Afrique et la sous region

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